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Une année axée sur le progrès pour Guillaume Brisebois

By Anthony Marcotte @anthonymarcotte / Chroniqueur LNH.com, 06/26/18, 6:00PM CDT

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Le défenseur québécois tire son épingle du jeu avec le club-école des Canucks de Vancouver dans la LAH

UTICA, New York - Le défenseur québécois Guillaume Brisebois dispute sa première saison professionnelle à Utica dans le club-école des Canucks de Vancouver. Le choix de troisième ronde en 2015 est promis à un bel avenir s'il n'en tient qu'au progrès affiché tout au cours de cette belle saison avec les Comets.

« Je suis content de ma saison jusqu'à maintenant. Nous avons eu beaucoup de blessures et de rappels en première moitié de saison et j'ai essayé d'en profiter. Je pense que l'organisation est contente de ma progression et j'essaie de m'améliorer tous les jours », estime le jeune homme originaire de Longueuil.

Notre sport national est bien souvent une histoire d'occasions à saisir. Rarement a-t-on pu voir une formation aussi décimée que celle des Comets cette année. Au moment d'écrire ces lignes, c'est un total de 48 joueurs différents qui ont enfilé le chandail pour au moins un match de l'équipe. Rare homme de fer de la formation, Brisebois est rapidement devenu un pilier sur lequel compte de plus en plus l'entraîneur Trent Cull.

« Il n'a pas perdu de temps à obtenir un rôle important. Il a vraiment su profiter des nombreuses blessures que nous avons eues. C'est très rare qu'un jeune défenseur à sa première année chez les professionnels obtienne autant de minutes de qualité, à égalité numérique comme sur nos unités spéciales. Pour plusieurs (jeunes défenseurs), ils essaient de « survivre » la première année. Ce ne fut pas le cas de Guillaume. Plus il obtenait de minutes, plus il en redemandait », a vanté l'entraîneur, lui aussi une recrue derrière le banc dans la Ligue américaine.

Comme si ce n'était pas suffisant, Brisebois a dû apprendre à jouer hors position tôt dans la saison. Il a tellement bien fait que Cull s'est résigné à le laisser à droite, la plupart du temps face au meilleur trio de l'adversaire. Comme entrée en matière chez les pros, c'était tout un défi!

« On a tenté quelque chose en début de saison en le plaçant à droite. Ce n'est pas donné à tous les gauchers de se retrouver de l'autre côté. Heureusement, il avait un peu d'expérience à ce niveau dans le hockey junior. Le plan est de le retourner à sa position naturelle plus tôt que tard. Sauf que toutes les minutes d'apprentissage qu'il est train d'acquérir à droite lui serviront énormément dans le hockey professionnel », a poursuivi Cull, l'ancien entraîneur-chef des Wolves de Sudbury dans la Ligue de hockey de l'Ontario, et adjoint de Benoit Groulx chez le Crunch de Syracuse.

De son côté, le jeune homme de 20 ans fonce droit devant sans trop se poser de questions. Il se colle aux vétérans de l'équipe et retient bien les leçons.

« Nous avons de bons vétérans dans notre équipe qui connaissent bien les rangs professionnels. Les Patrick Wiercioch, Jamie Sifers et Ashton Sautner n'hésitent pas à me donner des conseils. J'essaie de prendre tout ce qui passe pour grandir le plus rapidement possible », a laissé entendre Brisebois, un ancien du Titan d'Acadie-Bathurst et des Islanders de Charlottetown dans la LHJMQ.

Une question demeure: jusqu'à quel point est-il prêt à faire le saut dans la « grosse ligue »? Brisebois n'est pas dupe, il constate comme tout le monde que les Canucks ont amorcé un virage jeunesse prononcé autour des Bo Horvat et Brock Boeser notamment. Cependant, il refuse de se transporter trop loin dans l'avenir.

« Les dirigeants n'ont pas été très précis à ce sujet (sur un potentiel rappel dans la LNH). Je sais qu'ils suivent attentivement ma progression et qu'ils sont contents du progrès que j'affiche cette année. J'essaie d'en faire toujours plus, de m'améliorer. Au camp, l'an prochain, je veux essayer de faire ma place (à Vancouver) », lance Brisebois avec conviction.

Sans nécessairement vouloir tempérer ses ardeurs, Trent Cull considère qu'il y a encore du chemin à faire avant de voir Brisebois faire le saut. Toutefois, l'amélioration constante affichée pendant toute la saison laisse entrevoir un avenir fort intéressant.

« Il n'y a aucune presse avec Guillaume. Pour les jeunes défenseurs, il s'agit bien souvent d'un plan de trois ans. Il est inutile de trop pousser des joueurs qui ne sont pas prêts. Encore faut-il ne pas freiner leur développement en les gardant trop longtemps dans les mineures. Nous sommes encore loin de là dans son cas », termine Cull en comparant la situation de Brisebois avec celles de Slater KoekkoekJake Dotchin et Luke Witkowski avec lesquels il a travaillé à Syracuse. Ces trois défenseurs ont tous en commun d'avoir passé au moins deux saisons complètes dans la Ligue américaine.