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Maxime Comtois: l’ADN d’un gagnant

January 30th, 2020 by Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Maxime Comtois était sur le point de mettre le cap vers Anaheim lors de sa rencontre avec Hockey Le Magazine, à Beauharnois. La conclusion d’un été un peu plus court qu’à l’habitude, après avoir dû disputer quantité de matchs à trois niveaux différents en 2018-2019.

Malgré tout, il tenait à s’entretenir avec nous afin que nos lecteurs puissent apprendre à découvrir le guerrier qu’il est.

« Ça ne me dérange pas vraiment, au contraire, sourit-il. J’essaie de me rendre disponible le plus possible et de répondre les bonnes affaires. Ce n’est pas que je veux avoir l’attention braquée sur moi, mais je suis à l’aise avec ça. C’est plaisant qu’on puisse faire connaître les joueurs aux amateurs. En tant que joueur, c’est important de ne pas oublier d’où l’on vient et de redonner aux autres, comme certains l’ont fait avec moi lorsque j’étais plus jeune. »

Des paroles dignes d’un leader naturel, quoi. Mais pas si naturel que ça, rétorque-t-il !

« Quand j’étais jeune, je n’étais pas vraiment calme comme aujourd’hui, ricane Comtois. Les embûches m’ont certainement aidé en ce sens et j’ai toujours dû travailler fort pour obtenir ce que je voulais. Plus jeune, j’ai fait du karaté, ce qui m’a aidé à demeurer en contrôle de moi-même. C’est en partie grâce à ça si je suis capable d’être calme dans les situations importantes aujourd’hui. »

On a parfois tendance à croire qu’il est imperturbable. Après tout, chaque fois que l’enjeu est élevé, il trouve le moyen de se démarquer et de répondre présent.

« J’ai toujours aimé disputer des matchs importants, avoue le Québécois de 21 ans. Quand on a besoin de gagner ou d’aller chercher un gros but, je veux faire la différence. Ça fait partie de mon style de jeu. En ce sens, rester calme aide beaucoup. Tu ne veux jamais être trop haut ni trop bas. Tu dois être dans le moment présent. »

Des qualités que certains de ses entraîneurs et dirigeants des dernières années ont dû remarquer. Que ce soit celle de capitaine ou d’assistant, une lettre était régulièrement cousue sur son chandail.

« Je pense que j’ai peaufiné mes qualités de meneur depuis deux ou trois ans, croit le natif de Longueuil. J’ai toujours rallié le monde autour de moi au sein d’une équipe. Peu importe le rôle confié, j’aime être dans le vestiaire et avoir du plaisir avec les gars. Je pense que, éventuellement, une bonne chimie dans le vestiaire mène à de bons résultats sur la patinoire. »

Une petite régression bénéfique

On dit souvent que les embûches forgent le caractère. Qu’emprunter un chemin de gravelle peut malgré tout mener à une destination plus heureuse. Maxime Comtois identifie sans hésiter 2016-2017 comme l’une des saisons charnières de sa jeune carrière.

Cette saison 2016-2017, c’était son année de repêchage. Beaucoup d’attentes étaient fondées sur lui. On l’identifiait comme un potentiel choix de première ronde, peut-être même comme un fit idéal pour le Canadien.

« Ç’a été quand même assez difficile, convient Maxime. À ton année de repêchage, tu veux toujours faire des points et être repêché le plus tôt possible. On dit souvent que les statistiques n’ont pas d’importance lors de ton repêchage, mais ce n’est peut-être pas si vrai que ça. Louis Robitaille, qui était mon entraîneur avec les Tigres de Victoriaville, m’avait fait entamer la saison au centre parce qu’on manquait d’effectifs. Il m’a vraiment aidé à améliorer mon match pour être encore plus polyvalent et meilleur défensivement. Cette année-là, j’ai pris un pas de recul pour mieux avancer par la suite. »

Au fur et à mesure que la saison avançait, le Québécois n’a fait que dégringoler dans la liste de la Centrale de recrutement de la Ligue nationale.

« Cette liste-là, on la voit circuler et tout le monde t’en parle, confie le numéro 53. Je voyais mon nom chuter à tous les classements, mais dans ma tête, je me disais ‘Oui, je descends, mais ma game devient de plus en plus complète’. C’est vraiment à la fin de la saison et lorsque je suis arrivé au camp d’entraînement, la saison suivante, que j’ai réalisé que j’avais suivi le bon chemin. J’aimais mieux me concentrer sur mon jeu global et sur mes lacunes que de juste remplir un rôle offensif, avoir beaucoup de points au tableau et ne pas m’améliorer. »

À la surprise générale, ce n’est qu’en deuxième ronde, avec le 50e choix au total, que les Ducks ont jeté leur dévolu sur lui.

« Quand les Ducks m’ont remis mon uniforme, le rang ne voulait plus rien dire, mentionne-t-il. Je savais que j’avais maintenant une chance de prouver aux autres équipes qu’ils auraient dû me sélectionner avant. Les Ducks préconisent un style de jeu qui s’agence bien avec le mien. Ç’a bien tombé ! »

Deux expériences enrichissantes avec ÉCJ

Maxime Comtois a rebondi de cette saison 2016-2017 de brillante façon. À un point tel que, six mois plus tard, il se taillait un poste au sein d’Équipe Canada junior en vue de l’édition de 2018, qui avait lieu à Buffalo.

« Dès que je suis arrivé au camp, on a mis cartes sur table avec moi, se remémore l’attaquant de 6 pi 2 po et 215 lb. On savait quel rôle on allait me confier si je me taillais un poste avec l’équipe. Peu de gens me voyaient là au départ, mais je tenais vraiment à y être. Je croyais dur comme fer à ce que je pouvais amener et avec Alex Formenton et Brett Howden, on a été l’un des bons trios du club. Dominique [Ducharme] nous faisait confiance contre les meilleurs éléments adverses et on jouait souvent en fin de match. On était comme un quatrième trio, mais avec pas mal de temps de glace. »

Lors du match en plein air du 29 décembre 2017, face aux États-Unis, Comtois a toutefois été au cœur d’une controverse lorsqu’il a écopé d’une mauvaise punition pour mise en échec par derrière. Les Américains en ont profité pour créer l’impasse, avant de gagner en fusillade.

« Après le match, j’étais déçu et je n’ai pas caché à personne que j’avais commis un erreur, admet-il. J’étais content que Dominique me donne la chance de me reprendre dès la partie suivante. C’est quand même notre trio qui était sur la glace lors de la dernière minute du match pour la médaille d’or, contre la Suède. Il n’a pas hésité à nous donner une deuxième chance et on a été capables de rebondir. »

Si la première expérience, dans un rôle de soutien, s’est conclue avec une médaille d’or, la deuxième, dans le rôle de capitaine, a laissé un goût amer avec cette élimination contre la Finlande, en quart de finale.

« Le résultat n’est pas celui que l’on espérait, mais j’estime qu’on a joué du hockey solide, corrige-t-il. Quand on m’a nommé capitaine, j’étais fier de représenter mon pays, mes coéquipiers et Hockey Canada. J’ai pris ça à cœur et ça m’a fait mal de perdre contre la Finlande. On a tous apprécié le fait de jouer au Canada. C’est un tournoi au cours duquel il y a beaucoup de pression et on s’attend à ce qu’on gagne l’or chaque année. On ne peut pas toujours y parvenir, mais ça va nous aider à grandir. »

Les Ducks veulent confondre les sceptiques

Les Ducks devraient logiquement être exclus des séries éliminatoires pour un deuxième printemps de suite, cette saison. Toutefois, ils devraient offrir une opposition plus solide qu’anticipé par les nombreux experts au début du présent calendrier.

« Honnêtement, l’an passé, ç’a quand même été surprenant que les Ducks ne fassent pas les séries, s’étonne celui qui revendiquait 11 points (5-6) en 29 matchs en date du 27 janvier. Sur papier, ils avaient une bonne équipe, mais il y a peut-être deux ou trois facteurs qui ont fait en sorte que ça n’a pas été comme on l’aurait souhaité. Que ce soit nous, les jeunes, qui poussent pour se faire une place, ou les vétérans qui veulent prouver que ce n’était qu’une erreur de parcours, ça ne fait qu’augmenter le niveau de compétition à l’interne et c’est ce qu’on veut. »

Si les Ducks sont au cœur d’un virage jeunesse, ils peuvent toujours compter l’appui de quelques vétérans pour les garder sur le droit chemin.

« Il y a encore de bons éléments en place parmi les vétérans, comme Ryan Miller et Ryan Getzlaf, rappelle-t-il. Devant le filet, John Gibson est, à mon avis, dans le Top 5 des meilleurs gardiens de but de la ligue. Il y a aussi de bons défenseurs en Josh Manson et Cam Fowler. Avec les jeunes qui arrivent, c’est plaisant d’être autour d’eux à tous les jours. »

Des jeunes qui, pour la plupart, ont grandi au sein de la même organisation et ont évolué ensemble dans la Ligue américaine, l’an dernier.

« Ça fait maintenant trois camps d’entraînement qu’on fait ensemble et on commence à se connaître, conclut-il. L’an passé, les gars ont joué ensemble pratiquement toute la saison. Quand il y a juste un ou deux espoirs qui se battent pour un poste, ça peut être un peu plus dur, mais quand il y en a cinq, six ou sept, c’est plaisant de le faire en gang. »

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