Roy Sports Group

News

LE «GRETZKY NÉERLANDAIS» N’A PAS DIT SON DERNIER MOT

April 1st, 2020 by Louis JEAN

Je me souviens d’une discussion avec Dale Weise plus tôt cette saison. L’attaquant des Canadiens s’inquiétait ouvertement au sujet de son avenir. Il semblait résigné à poursuivre sa carrière ailleurs que dans la Ligue nationale de hockey l’an prochain.

Avec l’arrêt de la saison, je me suis questionné à propos des joueurs qui ont probablement disputé leur dernier match dans la LNH. Et puis je me suis souvenu de ma discussion avec le numéro 22 du Tricolore.
J’ai donc contacté Weise, qui est resté au Québec avec son épouse et ses quatre enfants en attente de connaître la suite des choses.

«Je suis occupé avec les quatre enfants et ca me plaît beaucoup, mais la routine me manque, je m’ennuie de mes coéquipiers et de jouer » a-t-il admis, de son domicile à Brossard.

«J’essaie de demeurer en forme et m’entraîner, mais ce n’est pas facile, a-t-il ajouté. Je n’ai pas d’équipement. Je fais de la course à pied et des exercices, mais ce n’est pas évident.»

1- Es-tu inquiet d’avoir disputé ton dernier match dans la LNH?
«J’avais ce sentiment en octobre, novembre et décembre. Je croyais que je serais en Suisse ou en Russie l’an prochain, mais plus maintenant. Avant, je me disais “j’ai 31 ans, je suis dans les mineures”. Je ne croyais plus en mes chances. Ce qui est dommage avec cette pause, c’est que dernièrement j’avais retrouvé mes repères, mon style à moi et surtout, la passion. J’ai la totale conviction que je suis un joueur de la LNH. Je n’ai pas dit mon dernier mot ni joué mon dernier match.»

2- As-tu déjà perdu confiance en toi?
«À 100%. Quand je suis allé à Philadelphie (à l’été 2016), j’arrivais dans une nouvelle équipe, une nouvelle ville, je me suis mis beaucoup de pression étant donné que je venais de signer mon premier contrat à long terme. Je n’ai pas connu une bonne saison, mais au moins, la campagne s’est bien terminée. L’année suivante, je sautais souvent mon tour. J’étais incapable de trouver mon rythme de croisière. J’ai passé la saison à me dire de ne pas faire d’erreurs, je me remettais en question. En arrivant chez le Canadien l’an passé, j’étais excité par l’opportunité, mais la réalité est que je n’ai presque pas joué. J’ai connu un bon camp en septembre, mais pendant de longs moments avec le Rocket, j’étais l’attaquant qui jouait le moins. Ça a fait très mal à ma confiance. J’avais perdu le feu sacré et l’amour pour le hockey.»

3- On parle rarement de l’aspect mental du hockey. C’est difficile?
«C’est la partie la plus difficile d’être un joueur de hockey ou un athlète. Il faut bûcher à chaque jour, surtout quand on n’est pas une vedette. Comme joueur, chaque jour, je me dois d’être à mon meilleur physiquement et mentalement. Si je connais un mauvais match, est-ce que je serai laissé de côté le match suivant? Est-ce que le coach va m’embarrasser pendant la séance vidéo ou va-t-il me critiquer devant mes coéquipiers? Ou va-t-il tout simplement m’ignorer? Il y a tellement de choses qui te traversent l’esprit et il y a tellement peu de communication.»

«Partout ou je suis passé, c’est dans la LNH qu’il y a le moins de communication. Il faut que tu décodes tout toi-même. Alors tu te mets à tout analyser et c’est là que tu es foutu. Tu as beau ne pas vouloir apporter tout ça à la maison mais c’est impossible. Ce n’est pas un boulot de 9 à 5 ou on efface et on recommence le lendemain. C’est ce qui est le plus difficile.»

4- Crois-tu qu’à ce stade de ta carrière, plus d’opportunités se présenteront?
«Aucun doute. Je suis très optimiste. Il y a quatre ans, c’était le moment pour moi de passer à la caisse. C’était une expérience particulière de refuser des offres de contrat pour tester le marché des joueurs autonomes. Mon contrat m’a parfois nui au cours des dernières années, mais ce ne sera plus le cas. Je vais accepter un contrat d’un an avec plaisir, de préférence avec les Canadiens. L’argent n’est plus important, j’ai fait mon argent. Je veux tout simplement jouer et contribuer comme je sais que je peux le faire.”

5- Max Domi t’a rendu un bel hommage sur Twitter. Quel est votre relation?
«Nous sommes pas mal proche l’un de l’autre. Dès que je suis arrivé, nous nous sommes immédiatement liés d’amitié. Il est extraverti, il aime s’amuser il est parfois un peu «loud» comme moi et surtout, il est toujours positif. Ses bons mots me touchent, puisque c’est un joueur important pour nous. C’est une fierté pour moi de toujours être positif et de contribuer positivement à l’esprit du groupe. Quand ma carrière sera terminée, j’espère qu’on dira de moi que j’étais un gars d’équipe et une personne positive.»

6- Parles-tu encore souvent avec P.K. Subban?
«Oui, régulièrement. C’est connu que j’ai toujours été l’un de ses plus grands partisans. L’autre soir, nous avons fait un “Instagram Live” ensemble. Les gens ont apprécié, je crois. Je crois qu’il carburait à jouer à Montréal. Son style de jeu a changé un peu depuis qu’il a quitté. Peut-être que c’est l’expérience. Il patine moins avec la rondelle qu’il le faisait, j’ignore si c’est pour conserver de l’énergie, mais il a joué un grand rôle avec les Predators lorsqu’ils sont allés en finale. À 30 ans, il faut s’ajuster un peu, mais je suis convaincu qu’il lui reste encore plusieurs saisons dans la LNH.»

7- Explique-moi pourquoi on t’appelle «le Gretzky néerlandais»?
«Lors du lock-out de 2012, je suis allé jouer en Hollande et j’ai amassé beaucoup de points. À mon retour à Vancouver, certains médias m’ont surnommé le “Gretzky néerlandais” afin de se moquer de moi. Disons que je n’appréciais pas le surnom. Ce n’est que lorsque je suis venu à Montréal que la connotation a changé. J’avais connu des bons moments avec le club et les médias n’utilisaient pas cette expression de façon désobligeante. Il m’arrive souvent qu’on me demande de signer un autographe et d’écrire le “Gretzky néerlandais” et je le fais avec plaisir. Si on me l’avait demandé lorsque j’étais à Vancouver, j’aurais probablement envoyé promener le partisan!»

8- On entend souvent les joueurs dire qu’évoluer à Montréal est un rêve devenu réalité. Dans ton cas, c’est vrai?
«Sans aucun doute. Mes meilleurs moments dans la LNH ont été ici. J’ai marqué deux buts en prolongation en séries éliminatoires. Lorsque j’ai été échangé à Montréal, ma vie a changé. Je me retrouvais avec l’équipe de mon enfance, l’équipe préférée mon père. J’ai reçu un tweet de Chris Nilan qui aimait ce que j’apportais. C’était fou. Mais surtout, pour la première fois de ma carrière, je me sentais comme si je jouais pour une équipe qui m’appréciait vraiment.»

9- Tu t’es lancé en affaires?
«C’est quelque chose que mon épouse (Lauren) et moi voulions faire depuis un certain temps. Nous allons ouvrir un local à Brossard qui est un tout-en-un pour la famille qui s’appelle “Univers WowMoms World”. C’est un concept que nous adorons. Tout le monde connaît les centres pour trampoline ou les centres de jeux intérieurs pour les enfants. Le nôtre est un endroit ou l’aspect sanitaire sera primordial. Les enfants et parents pourront faire de la gymnastique, de la natation, du hockey cosom, tout plein d’activités et de classes variées. Il y a un bistro santé, un endroit pour se faire couper les cheveux, obtenir une manucure ou une pédicure. C’est idéal pour toute la famille.»

10- Quand ouvrez-vous vos portes?
«L’ouverture officielle devait avoir lieu le 19 mars, mais en raison de la pandémie de COVID-19, nous l’avons reportée à une date ultérieure. Nous avions embauché 14 employés. Peu importe si ma carrière m’amène ailleurs, nous sommes engagés à maintenir cette entreprise. Nous croyons vraiment au concept.»

follow us

twiter-logo
@RSGHockey
twiter-logo
@rsghockey

Professional hockey agency that has been helping clients achieve their pro potential since 2001.

Our Promise

With a successful and high profile career comes the added pressure to perform consistently in the necessary daily tasks as well.
Roy Sports Group allows athletes to make educated decisions about their future and focus on their performance, confident with the knowledge
that the details of their life on and off the playing field, as well as their financial future are secure.
View Full Site