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La cyberintimidation : « Il faut oser en parler »

February 5th, 2020 by LaPresse.CA

Maxime Comtois n’aurait jamais imaginé être la cible d’un pareil flot d’insultes et d’attaques personnelles. « J’ai réalisé ce qui se passait environ quarante-cinq minutes après, en rentrant à l’hôtel. J’essayais d’effacer les messages sur Instagram, mais je ne fournissais pas. Certains messages étaient tellement agressifs que j’ai appelé ma famille pour m’assurer que tout le monde allait bien », nous raconte-t-il depuis la Californie.

Le jeune homme est un des espoirs québécois de la Ligue nationale de hockey (LNH). Natif de Longueuil, produit des Voltigeurs de Drummondville de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Comtois a été sélectionné par les Ducks d’Anaheim en deuxième ronde du repêchage de 2017. L’ailier gauche de 6 pi 2 po et 215 livres a aussi eu l’honneur d’être le capitaine de l’équipe canadienne lors du Championnat mondial de hockey junior disputé à Vancouver. Mais l’expérience s’est révélée beaucoup plus troublante que prévu.

Le lancer de pénalité

C’était le 2 janvier 2019. Six jours avant son vingtième anniversaire. Le Canada tirait de l’arrière 2 à 1 contre la Finlande en quart de finale. Dans une situation rarissime, l’arbitre a accordé un lancer de pénalité au Canada, en pleine période de prolongation. L’occasion de faire l’égalité était inespérée. L’entraîneur a confié la mission à son capitaine. Maxime Comtois s’est élancé sous la clameur de la foule : « Évidemment, j’ai regardé la vidéo. J’ai repassé le film dans ma tête des centaines de fois en imaginant ce que j’aurais pu faire pour déjouer le gardien. » Mais ce n’est pas arrivé. Pas cette fois. Le gardien finlandais a fait l’arrêt. Le Canada s’est incliné. Pour la première fois en 21 ans, le pays a été exclu de la ronde des médailles.

Le mitraillage de messages haineux a duré plus d’une semaine. Des centaines, peut-être des milliers de messages. Ses coéquipiers l’ont appuyé, son agent, l’organisation du tournoi, son équipe de la LNH. Tous ont défendu le fier compétiteur, l’athlète accompli… et la réalité du sport. « On n’est pas plus forts que les autres, dit Maxime. Ce n’est pas parce qu’on est des athlètes et des compétiteurs habitués à la pression qu’on est moins sensibles que les autres. Bien sûr que ça nous atteint. On se pose des questions. La confiance est ébranlée. »

Ils ne savent pas le tort qu’ils font

L’impression qui se dégage, c’est celle de l’irréalité, du non-sens. Le sport suscite les passions, absolument. Mais à ce point? Comment, pourquoi une telle méchanceté? Presque un an après, Maxime est encore incrédule : « Ceux qui font ça ne savent pas ce qu’ils font, le tort qu’ils font. Ils ne savent pas à quel point ils font partie d’un problème dans le monde d’aujourd’hui. C’est trop facile derrière son clavier, dans l’anonymat du web, de blesser quelqu’un. Est-ce qu’ils feraient ça si c’était leur fils, leur frère, leur ami? »

En racontant son histoire, Maxime Comtois veut sensibiliser les Canadiens au fléau de la cyberintimidation. Avec sa collaboration, TELUS propose aux Canadiens de se joindre à l’équipe #ZéroIntimidation et les encourage à soutenir les victimes d’intimidation et à agir lorsqu’ils en sont témoins.

Un fléau de notre époque

« Moi, je m’en suis bien relevé. J’ai été entouré, nous dit Maxime, il faut oser en parler, se confier pour évacuer la pression et tourner la page. Que ce soit avec des amis, la famille, des professionnels, il ne faut pas rester seul, sinon on se met à douter. »

La mésaventure de Maxime Comtois l’a mis brutalement face à un fléau de notre époque. Une étude de Statistique Canada publiée en 2016 révèle que près d’un utilisateur d’Internet sur cinq âgé de 15 à 29 ans a été victime de cyberintimidation ou de cyberharcèlement; 17 % des internautes de ce groupe d’âge ont déclaré avoir été victimes de cyberintimidation ou de cyberharcèlement au cours des cinq années précédentes. Les conséquences sur les victimes peuvent être dévastatrices. Certains groupes sont plus vulnérables que d’autres, comme les minorités culturelles et sexuelles, mais personne n’est à l’abri.

L’engagement de TELUS

Depuis 2007, TELUS et les membres de l’équipe TELUS ont versé plus de 26 millions de dollars à l’organisme UNIS, notamment en soutien aux programmes Journée UNIS et UNIS à l’école afin d’aider les victimes d’intimidation et pour encourager les jeunes à viser #ZéroIntimidation. TELUS et UNIS partagent une même vision : mobiliser et responsabiliser les jeunes afin qu’ils mettent leurs idées novatrices à profit, apportent des changements positifs et deviennent des meneurs dans la collectivité.

TELUS veut contribuer à rendre le monde en ligne sécuritaire pour tous, notamment avec son programme TELUS Averti. Ce programme offre gratuitement des ateliers et des ressources sur de nombreux sujets, dont la sécurité et la protection de la vie privée et de la réputation en ligne, la cyberintimidation ainsi que l’utilisation responsable des technologies. Jusqu’à maintenant, TELUS a investi plus de 205 millions de dollars dans des programmes éducatifs visant à promouvoir un comportement sécuritaire et positif en ligne.

« Ça m’a changé »

Pour Maxime Comtois, les choses vont très bien. Il poursuit son développement dans l’organisation des Ducks d’Anaheim et rêve de représenter à nouveau le Canada dans des rencontres internationales. Il constate avec une certaine satisfaction que le problème de l’intimidation et de la cyberintimidation est pris au sérieux par les équipes de la Ligue nationale et par l’Association des joueurs de la LNH, qui ont mis en place des programmes de soutien pour les hockeyeurs et de sensibilisation des partisans.

Mais il reste beaucoup à faire : « Ça m’a changé d’une certaine façon. Je suis conscient aujourd’hui de la détresse que peuvent vivre des gens qui se font attaquer de cette façon et ça peut arriver partout, à l’école, au travail, dans ses loisirs. Je me rends compte aussi que moi, j’ai eu une certaine chance, puisqu’après les événements, je me suis éloigné en rentrant en Californie. Mais beaucoup n’ont pas cette possibilité et se retrouvent pris dans un milieu devenu toxique. Il faut être conscients du problème et offrir de l’aide, et c’est l’appel que je veux lancer en prenant la parole. »

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